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Maître d’ouvrage
UNIBAIL-RODAMCO puis CARMILA
Surface
94000m²
Montant des travaux
66,5 M€ HT (2 phases)
Année
En cours
Localisation
Biarritz

Centre-commercial BAB 2 – Biarritz

Le projet de rénovation et restructuration de BAB2 s’inscrit dans une tendance forte de l’urbanisme contemporain : la densification des emprises foncières dédiées au commerce, par augmentation des surfaces construites et transformation des parcs de stationnement étalés en plein champ en parkings-silos. Ainsi, l’architecture sort de terre… S’il est vrai que l’espace prend forme par les limites que le bâti lui pose, un tel projet est l’occasion de dessiner des façades, des promenades extérieures piétonnes, des liens avec l’environnement que le bâtiment isolé posé dans une mer de voitures ne pouvait pas susciter. Le centre commercial vient recoudre un tissu urbain où il faisait figure de déchirure. Il en devient un point focal majeur, tant par son importance spatiale que par son rôle communautaire.

Le musée Guggenheim de Bilbao est devenu le symbole de l’identité moderne basque. C’est en référence à ce bâtiment que nous avons développé une approche légèrement déconstructiviste pour l’extension de BAB2. Nous avons voulu intégrer à ce processus de design non-linéaire certains éléments traditionnels du pays basque, comme le tissu basque et les couleurs traditionnelles des bâtiments, rouge et blanc, pour aboutir à un projet architectural qui conjugue modernité et contextualité. Il est la traduction originale et contemporaine des référents de l’architecture traditionnelle.

Les murs de façade, millefeuille de plans inclinés superposés, déclinent plusieurs matières qui en se complétant dessinent un tableau contrasté : béton brut, cassettes métalliques thermo-laquées, bardages difractant la lumière, zincs à joints debout ou murs maçonnés enduits. Entre ces murs, un bardage de bois brut prolonge le revêtement de sol extérieur.
Les parkings silos entourent le nouveau bâtiment, dont ils sont séparés par de larges « ramblas » piétonnes. Pour cette raison, ils portent l’identité du bâtiment vers la ville. Elle est faite de légèreté et de fluidité. Vers l’extérieur, la façade est striée de lames de verre, soit opalescentes, soit teintées en rouge. L’ensemble se lit comme une géométrie numérique puissante, et laisse cependant voir une vraie profondeur, que l’espacement des lames révèle. Vers les promenades, le traitement des façades repose sur un geste graphique : un fil rouge, lumineux la nuit, parcourt l’ensemble du bâtiment de parking, en dessinant comme sur un tableau une vague abstraite sur un fond de matériaux bruts, que ce soit de l’acier ou du béton.

Les entrées du bâtiment sont abritées par des dais de verre qui accompagnent les visiteurs jusqu’à l’intérieur de l’édifice : ces vagues, posées sur de fins poteaux métalliques, s’inspirent des tissus basques.