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Courdimanche : « la création de cet éco-village est une chance »

« Il y a de quoi être dubitatif sur la rentabilité… Mais le projet est séduisant ! » Le projet de reconversion de Mirapolis en résidence de tourisme écolo semble étonner tout le monde à Courdimanche. Ce jeudi soir, lors de la réunion publique consacrée à l’avenir de la commune, l’assistance était partagée entre méfiance et enthousiasme. « Moi je suis vraiment sceptique sur la viabilité d’une telle structure », pouvait-on entendre. Tandis qu’à côté, on se félicitait « de ce beau projet ».
Pour la maire (PS), Elvira Jaouën, la création de cet éco-village est une chance. Abandonnés depuis 25 ans, les 50 ha de l’ancien parc à thème ont en effet attiré nombre de convoitises. « Cela a donné lieu à toutes les hypothèses », commente l’élue. « La dernière en date, c’était la rumeur de construction d’une prison. » L’idée d’aménagement d’un nouveau quartier a en revanche été sérieusement évoquée. « C’est une partie de la commune complètement excentrée, construire du logement n’aurait pas de sens », estime pourtant Elvira Jaouën qui s’est engagée par ailleurs à ne pas modifier le PLU. Selon ce document, la zone de Mirapolis ne permet qu’un aménagement de type « loisirs ». « Les porteurs de projet ont recensé 60 000 arbres, des bassins d’eau à valoriser et une faune et une flore à conserver, détaille la maire. Il s’agira d’un espace fermé sans aucune incidence sur la commune, si ce n’est le flux de touristes qui sera réglé à l’entrée (au niveau de la sortie 13 de l’autoroute). »

La fréquentation future du site inquiète cependant certains citoyens. « L’A15 est déjà saturée », témoigne ainsi un habitant. « Et cela ne va pas s’arranger avec les immeubles qui poussent à Cergy. » La maire, elle, se veut rassurante. « Aujourd’hui on a déjà beaucoup de voitures qui partent en week-end. Au lieu d’aller jusqu’en Normandie, ils s’arrêteront à Courdimanche. » Deux investisseurs sont déjà engagés sur le projet : la société Immovauban propriétaire d’une partie du terrain (le reste appartenant à des diamantaires d’Anvers) et un membre de la fratrie Sitruk, qui a fait fortune avec la marque de vêtements Bel Air. Seule la Caisse des dépôts réserve encore sa réponse. Si elle accepte d’investir, le projet se mettra en branle.
À la clé pour la ville, la création de 100 emplois. Et 450 000 € de recettes fiscales. « Cela nous permettra de terminer l’enfouissement des lignes au village et développer les activités pour les enfants sur le temps scolaire », a déjà prévu Elvira Jaouën. « Nous les emmènerons faire de la voile et du golf, nous créerons des classes orchestres. »

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